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🔴Message de solidarité du Syndicat National des Médecins Hospitaliers Force Ouvrière (pour la défense des droits syndicaux et des libertés démocratiques) à Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT

  • Photo du rédacteur: SNMH FO
    SNMH FO
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Chère(s) camarade(s),




Suite à une première mise en examen pour une prétendue « injure publique », nous apprenons qu’une

seconde mise en examen est diligentée à votre encontre, quelques mois plus tard, pour diffamation

par l’entreprise TEFAL qui s’estime dénigrée. Les faits concernent des propos tenus pour soutenir une

militante syndicaliste, Mme Ourla Belaziz, sanctionnée pour une question posée à son employeur –

dans le cadre de l’exercice de son mandat syndical – à propos de la présence de polluants éternels

(PFAS) dans les articles de cuisine TEFAL.


Une militante syndicale, comme son mandat l’autorise à le faire, demande des précisions à son

employeur sur un risque possible pour les salariés fabriquant ces produits. Elle est sanctionnée. La

Secrétaire générale de la CGT dénonce cette répression comme violente. Ce qui n’a rien d’outrancier.

Lorsque les entreprises étaient dotées de Comité d’hygiène et de sécurité (CHS/CT), ce type de

question entrait totalement dans le cadre des prérogatives desdits comités. De surcroît, le sujet des

PFAS ressurgit régulièrement dans le cadre des actuelles recherches sur la santé publique. Leur nocivité

est de plus en plus démontrée.


Cette deuxième mise en examen, en moins de six mois, démontre une volonté patronale de bâillonner

une militante syndicale et son organisation confédérale. D’autres syndicalistes sont poursuivis pour

avoir défendu le droit d’exister du peuple palestinien. Nous avons nous-mêmes fait l’objet de

manœuvres d’intimidation en octobre 2023 pour avoir simplement demandé l’arrêt des

bombardements sur les hôpitaux pour la paix des peuples israélien et palestinien, puis la libération de

notre confrère le Dr Abu Safiya. Récemment, à Bordeaux, un militant a été mis en examen pour avoir

transporté de quoi brandir un drapeau, au motif qu’il aurait pu s’en servir comme « arme par

destination ».


Dans les CHU, de nombreux confrères « lanceurs d’alerte » sont soumis à des intimidations. La

répression administrative devient un mode de management à l’endroit des responsables médicaux qui

dénoncent les carences du système.


Il y a là une volonté de museler, d’effrayer les représentants du personnel dans les entreprises comme

dans nos hôpitaux. En s’attaquant à vous, le patronat franchit une étape.


Nous exigeons l’abandon immédiat et définitif des poursuites diligentées contre vous et, à travers vous,

contre le syndicalisme et – in fine – contre nous tous.


Bien fraternellement.


Pour le Bureau du SNMH FO

Dr ARA SOMOHANO

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